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Une action soutenue pour la langue française

Christine St-Pierre
Ministre de la Culture, des Communications et responsable de l’application de la Charte de la langue française
17 décembre 2009
Le Devoir

Au cours des derniers jours, certains articles et éditoriaux ont reproché au gouvernement de ne rien faire dans le dossier linguistique. J’aimerais apporter quelques mises au point en ce qui a trait à l’action gouvernementale en matière de francisation des entreprises et d’utilisation de la langue française dans l’administration publique.

Cette année, une proportion record (84,7 %) d’entreprises de 50 employés et plus ont généralisé l’utilisation du français au sein de leur milieu de travail. Cela n’a pas fait la manchette de beaucoup de journaux. Il n’y en a pas eu non plus pour souligner que, grâce aux divers programmes de soutien mis en place l’année dernière pour aider les entreprises à se franciser, plusieurs d’entre elles ont maintenant un environnement technologique permettant à leurs employés de travailler en français.

Nous avons également financé la réalisation d’un portail linguistique dans le domaine de l’aéronautique et de l’aérospatiale pour favoriser une meilleure utilisation du français au sein des entreprises de ce secteur économique, le plus important du Québec, ainsi que dans le domaine ferroviaire. Ces gestes, et bien d’autres, concourent à aider les travailleurs et les travailleuses au Québec à exercer leurs activités en français.

Par ailleurs, jamais autant de nouveaux arrivants n’ont suivi des cours de français. Pour l’ensemble des cours de francisation offerts par notre gouvernement, c’est actuellement plus de 36 000 étudiants qui apprennent le français. Du jamais vu! Les mesures que nous déployons dans le cadre de la Stratégie d’intervention de Montréal 2008-2013 pour accompagner les petites entreprises dans leur démarche de francisation commencent également à avoir des retombées positives.

Je tiens aussi à souligner que le ministère du Revenu, à l’instar de divers autres organismes gouvernementaux, revoit actuellement ses pratiques pour faire en sorte que le français soit la seule langue officielle utilisée dans ses communications écrites avec sa clientèle en affaires établie au Québec. D’ailleurs, le développement de ses services électroniques se fera uniquement en français.

Souvent, ces pratiques datent de plusieurs années, mais c’est notre gouvernement qui va les corriger. Nous sommes à revoir la politique linguistique gouvernementale afin de préciser et resserrer certains aspects, dont celui des services offerts en anglais aux personnes qui viennent s’établir au Québec. Cette entreprise est complexe, mais nous agissons déjà sur certains aspects. Ainsi, le 9 octobre dernier, les sept plus grands organismes gouvernementaux (CARRA, CNT, CSST, RAMQ, RRQ, Services Québec et SAAQ) ont été rencontrés et se sont alors engagés à rendre leurs messages d’accueil téléphonique conformes à la lettre et à l’esprit des directives de l’Office québécois de la langue française.

Enfin, je mentionnerai aussi que nous avons réussi, par une entente conclue avec l’Association canadienne du logiciel de divertissement, à faire augmenter significativement (de 35 % à 86 %) l’offre de jeux vidéo en français au Québec.

Voilà autant de gestes concrets en faveur du français. Voilà autant d’actions résolues et de moyens financiers réels pour les appuyer. Nous avançons en osant associer le monde des affaires et des partenaires économiques pour franciser les petites entreprises; en révisant la politique linguistique dans l’administration publique adoptée en 1996; en augmentant sensiblement tous les moyens possibles touchant la francisation des immigrants; en accordant aux organismes linguistiques (dont l’ajout de 20 agents de francisation) des crédits plus élevés qu’ils n’en ont jamais connu.

Voilà des gestes que le Parti québécois n’a jamais osé faire quand il était en position de gouverner, et devant l’incohérence de ses prises de position récentes, personne ne se laisse berner. C’est donc avec fierté et détermination que notre gouvernement continuera à faire des gestes concrets pour faire avancer le fait français au Québec.