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Après une situation similaire chez Hockey Canada
La boutique virtuelle de Soccer Canada en anglais seulement

Paul Gaboury
Le Droit
Publié le 20 janvier 2010

Les amateurs de soccer francophones du Canada qui désirent acheter des produits de la boutique virtuelle de Soccer Canada doivent le faire en anglais seulement.

Après Hockey Canada, qui a dû fermer temporairement sa boutique sur Internet parce que le contenu en français était truffé de fautes, c’est donc au tour de Soccer Canada, une autre organisation sportive nationale financée par Sports Canada, à se faire prendre.

Elle offrait, encore hier après-midi, les produits de sa boutique virtuelle dans la langue de Shakespeare uniquement.

Ainsi, lorsque l’on accède à la page d’accueil de CanadaSoccer.com, on retrouve une page dont le contenu est français. Mais les choses se gâtent lorsque l’on clique sur le lien de la boutique virtuelle. Appelée « Official online store of the Canadian Soccer Association » avec la mention « Powered by StoresOnline », tout le contenu est présenté en anglais.

On y retrouve des chandails, des porte-clés, des épinglettes, des casquettes avec le logo de Canada Soccer.

Au bureau national de Soccer Canada, un employé nous a expliqué que la boutique virtuelle de l’organisme sera remplacée prochainement. Et même si les internautes peuvent y accéder, les produits n’y seraient plus vraiment disponibles. Il a promis de soulever le problème de l’unilinguisme du site aux responsables.

« Le bilinguisme est une question très importante pour nous. Et je vais soulever le problème que vous soulevez. Merci de l’avoir mentionné » a répondu cet employé de Soccer Canada, à Ottawa.

Financée par Sports Canada

Sports Canada accorde du financement aux organisations nationales de sport pour la traduction et la formation dans les deux langues officielles.

Toutefois, à quelques semaines des Jeux olympiques de Vancouver, là où la question du respect des deux langues officielles soulève de nombreuses inquiétudes, plusieurs organismes nationaux de sport n’offrent toujours pas le contenu en français équivalent au contenu en anglais sur leur site Internet, une situation qu’avait notamment déploré Impératif français, il y a quelques semaines.