Gagnants du concours « Dix mots pour créer »

De gauche à droite, André Mathieu, Fernand Daoust et Louis Fournier

De gauche à droite, André Mathieu, Fernand Daoust et Louis Fournier

Les gagnants de l’édition 2002 du concours « Dix mots pour créer » sont maintenant connus : dans la catégorie poésie, Monsieur Louis Fournier de la FTQ a raflé les honneurs, tandis que Monsieur André Mathieu de la RBQ a remporté le premier prix dans la catégorie prose.

Rappelons que ce concours de création littéraire, organisé conjointement par la FTQ et le Fonds de solidarité, s’est tenu récemment dans le cadre de la Semaine du français. Tous les travailleurs et les travailleuses du Complexe FTQ pouvaient participer au concours.

Le comité organisateur tient à féliciter les gagnants et à remercier les membres du jury de sélection qui était composé cette année de Lola Lebrasseur de la FTQ, de Fernand Daoust et Sylvie Losier du Fonds de solidarité.

Vous trouverez ci-dessous les textes des deux gagnants et la photo prise lors de la remise de leur chèque-cadeau de la librairie Renaud-Bray d’une valeur de 200,00 $. Merci à tous les participants!

  • Gagnant poésie


    Plume légère

    Si c’est au fruit qu’on connaît l’arbre,
    C’est à l’œuvre qu’on peut juger l’auteur.
    Mais est-ce donc ce modeste poème
    Soumis à ton regard critique, cher lecteur,
    Qui te permettra de me juger sévèrement,
    Au-delà de la simple curiosité?
    Tu devrais être plus tendre avec le rimeur
    Qui peine, à un rythme tellement lent,
    Pour t’offrir une œuvre au moins lisible.
    Ne cherche pas à l’horizon un nouveau Victor Hugo
    Ni un grand écrivain du Siècle des Lumières
    Ou l’un de ces poètes anciens aux vers magiques.
    Ce texte bref, fruit d’un vaillant effort,
    Ne vivra certes pas longtemps dans ta mémoire
    Mais peut-être t’aura-t-il fait sourire un peu?

    Plume légère
    alias Louis Fournier, FTQ

  • Gagnant prose


    Crépuscule d’Afrique

    À l’horizon, un arbre majestueux se découpait du ciel violacé d’Afrique. Kemba le contemplait avec fascination. Une légère brise faisait osciller la cime du végétal géant. Kemba, hypnotisé par ce mouvement, vacillait doucement au rythme magique de la savane.

    Soudain, une petite forme indistincte attira le regard du jeune homme. Piqué par la curiosité, il s’approcha furtivement de la mystérieuse chose. Notre aventurier arbora un sourire radieux dès le moment où il découvrit la nature de l’énigme mouvante. C’était un magnifique papillon multicolore. Ses ailes diaphanes filtraient la lumière crépusculaire pour déposer une image délicate sur l’écorce de l’arbre usée par les années. Émerveillé par cette beauté infinie, Kemba s’accroupit auprès de la tendre créature pour mieux l’admirer. Alors qu’il examinait son corps filiforme, le papillon s’envola pour aller se déposer dans les cheveux crépus de Kemba. Stupéfait par ce geste, il resta immobile pendant un instant puis se releva. Il se dirigea tranquillement vers son village en compagnie de l’insecte lorsque celui-ci décolla subitement. Kemba le suivit des yeux jusqu’à ce qu’il disparaisse dans les profondeurs de la nuit.

    Kemba retourna chez lui en pensant à son expérience fraîchement vécue. Décidément ce court moment restera gravé dans sa mémoire pour longtemps!

    Mélie
    alias André Mathieu, RBQ