Les libéraux misent sur les comités de francisation

Le gouvernement Charest compte sur les comités de francisation pour protéger la langue française.

« Les comités de francisation, qui réunissent la section patronale et syndicale au sein de nos entreprises, mérite-raient d’être redynamisés. C’est une invitation que je leur lance », a déclaré le 25 novembre dernier à l’Assemblée nationale la ministre responsable du dossier linguistique, Madame Line Beauchamp. La ministre répondait aux ques-tions du député péquiste de Masson, Luc Thériault, qui s’inquiétait du nombre croissant d’entreprise du Québec où l’anglais devient la langue du travail.

Selon le dernier rapport de l’Office québécois de la langue française, 47 % des travailleurs et travailleuses immigrants utilisent l’anglais au travail et 52 % des travailleurs francophones de la région de Montréal doivent utiliser occasionnellement l’anglais au travail. Chez 16 % des travailleurs et travailleuses francophones, l’utilisation de l’anglais est même la règle générale.