Lu pour vous : L'Office de la langue française surveille le Web…

Il n’y a pas que les questions d’affichage commercial qui intéressent l’Office québécois de la langue fran-çaise (OQLF). L’éditeur d’un site personnel de la région de Québec l’a récemment appris à sa grande surprise lorsqu’il a reçu un courriel de l’organisme lui enjoignant de traduire certains éléments affichés sur son site. Selon l’OQLF, tous les sites commerciaux ou gouvernementaux hébergés au Québec doivent afficher « un minimum de français pour permettre aux usagers de naviguer et de comprendre ce dont on leur parle » affirme le porte-parole de l’Office.

(La Presse, octobre 2003)

Courriel, ou le mot sans père

Il est âgé d’à peine 10 ans et déjà il fait son entrée à l’Académie française. Ce néologisme n’est nul autre que courriel, ingénieuse forme télescopique de courrier électronique. Le Québec l’a adopté rapide-ment et le terme rallie de plus en plus d’adeptes à travers la francophonie. S’il semble quasi impossible de retracer le créateur du mot, il est possible d’avancer que le néologisme est né dans les milieux universitaires francophones, chez une élite bran-chée. En 2000, courriel entre au Petit Larousse, il doit toutefois attendre l’année 2002 pour accéder à la nomenclature du Petit Robert.

(Le Soleil, décembre 2003)