N'ayons pas peur des mots

N'ayons pas peur des mots

Être dans le trouble
Être dans le trouble, avoir du trouble, faire du trouble et se donner du trouble viennent de l’anglais. On les remplacera par avoir des ennuis, avoir des difficultés, faire des ennuis, se donner beaucoup de mal ou de peine.

Ce n’est pas ma tasse de thé
Ce n’est pas ma tasse de thé est un calque de l’expression anglaise it’s not my (his) cup of tea. En français, on dit plus volontiers, selon le contexte, ce n’est pas à mon goût, ça ne me convient pas, ce n’est pas mon truc.

Livrer la marchandise
Cette locution est un calque de to deliver the goods. On l’emploie abusivement au sens de donner un excellent spectacle, tenir ses promesses, tenir parole, remplir ses engagements.

Tenir pour acquis
Prendre pour acquis est un calque de to take for granted. En français, on dira plutôt qu’on tient un fait pour acquis. On peut aussi dire qu’on admet au départ ou qu’on pose en principe.

Vente de liquidation
On appelle vente de liquidation une « vente à rabais par besoin de liquidités ». Vente de feu est un calque de l’anglais. On dira plutôt solde après incendie. L’Office québécois de la langue française suggère d’appeler vente-débarras la « mise en vente, par un particulier, sur son terrain, d’objets dont il veut se défaire ».

Prime de séparation
La locution paye de séparation est un calque de separation pay. Prime de séparation est également un calque separation allowance. En français, on parlera plutôt d’une indemnité de licenciement, de départ ou de fin d’emploi.

Trouvé coupable
Un individu n’est pas trouvé coupable mais reconnu coupable.

Capital politique
La locution se faire du capital politique est un calque de to make political capital. On la remplacera par exploiter à des fins politiques, favoriser ses intérêts politiques, se gagner des avantages ou des faveurs politiques.

Source : diverses publications de l’OQLF.