Sauvons notre langue!

Comment affirmer et réaffirmer au quotidien l’usage de la langue française? Voici donc ce que propose Simon Langlois, universitaire et citoyen québécois, pour dénouer cette douce impasse. À vous d’en juger la pertinence et d’en faire usage.

Devant tout nouvel interlocuteur sur le territoire québécois, le premier mot ou la première parole est toujours en français. Toujours. Même si l’interlocuteur s’est d’abord exprimé en anglais ou dans une autre langue.

• Si l’interlocuteur parle bien français, nous poursuivons la
conversation, en français il va de soi.

• Si l’interlocuteur parle difficilement le français, nous nous
efforçons de l’écouter et l’encourageons à continuer en français.

• Si l’interlocuteur ne parle pas français, nous passons à l’anglais
par politesse et par respect.

À la fin de la conversation, nous saluons notre interlocuteur, avec le sourire, en français. D’un « au revoir » ou d’un « bonne journée ». Même si la conversation s’est tenue en anglais.

(Le Devoir, 28 décembre 2002)