Un nouveau comité à l'IPFPC!

Comité syndical de promotion du français au travail de l'IPFPC (2016)

De gauche à droite en commençant par le haut : Yvon Brodeur, président du comité et directeur de la région du Québec; Luc Rainville, représentant de la région des Prairies et Territoiresdu- Nord-Ouest, Office national de l’énergie (NEB); Isabelle Chabot, représentante de la région de l’Atlantique, Service correctionnel Canada (SH); Francine Courchesne Mailhot, représentante de la région de la Capitale nationale, Bibliothèque et Archives Canada (CS); René Lafond, représentant de la région de l’Ontario, Agence du revenu du Canada (VFS); Vicky Painchaud, représentante de la région du Québec, Services partagés Canada (CS); Sylvie Desforges, anciennement membre du comité; Jean Laberge, représentant de la région de la Colombie- Britannique et Yukon, Diversification de l’économie de l’Ouest Canada (CO). Photo: IPFPC

L’Institut professionnel de la fonction publique du Canada (IPFPC) s’est doté d’un comité syndical de promotion du français au travail.

Par Isabelle Chabot, IPFPC
Texte paru dans Travailler en français, printemps 2016, page 4

Dans son plus récent rapport de vérification, publié le 12 janvier 2016, Graham Fraser, le commissaire aux langues officielles, a émis une sérieuse mise en garde contre la tentation d’exercer des compressions mur à mur et de priver les minorités linguistiques de leurs droits :

«Quand ils envisagent des changements majeurs, comme des compressions budgétaires ou la création ou l’élimination de programmes, les décideurs ne doivent pas procéder à l’aveuglette. Ils doivent s’assurer qu’ils s’acquittent de leurs obligations législatives, y compris des obligations prévues par la Loi. Le fait de ne pas tenir compte de la Loi et des obligations connexes pendant ces types d’examens peut avoir des répercussions importantes sur les Canadiens, surtout ceux des groupes minoritaires comme les communautés de langue officielle en situation minoritaire.»

Il réagissait aux compressions amorcées par les conservateurs de Stephen Harper dans leur quête de l’équilibre fiscal. Le commissaire avait d’ailleurs à maintes reprises fait part de son inquiétude sur les répercussions négatives éventuelles.

L’érosion des droits linguistiques et de l’accès à des services en français au Canada est palpable. Pensons à la bataille, à la Cour Suprême du Canada, pour obtenir la nomination de juges francophones, l’écart des compressions entre la CBC et Radio-Canada, la sous-traitance des services linguistiques de l’École de la fonction publique et autres agences et bureaux fédéraux, la compression des budgets attribués à la prime de bilinguisme, etc.

Ces derniers enjeux ont particulièrement insufflé l’énergie à l’Institut professionnel de la fonction publique du Canada à se doter d’un comité pour la valorisation et la promotion du français au travail.

Composition du comité

Ce comité est composé d’autant de femmes et d’hommes bénévoles provenant de différents secteurs fédéraux et de toutes les régions du Canada ayant à cœur les intérêts, le respect et la qualité de la langue française. La contribution de chacune et chacun porte sur ses propres expériences linguistiques en milieu de travail, où l’appartenance régionale et le corps professionnel nuancent les travaux. Puisque les membres sont toutes et tous des déléguées syndicales et délégués syndicaux, ils se penchent aussi sur des questions linguistiques dans leur syndicat.

Les responsabilités suivantes leur incombent :

  • Procéder à l’analyse linguistique et, s’il y a lieu, élaborer un programme de promotion du français.
  • Faire la promotion du français par le biais du site Web, de publications, de guides, de concours, etc.
  • Exécuter toute autre tâche relative aux langues officielles qui lui serait confiée par le CA.

En mars, le comité compte officialiser ses travaux et célébrer la journée de la promotion du français en milieu de travail. Il évalue également la possibilité de se proposer comme intervenant au Sénat dans les travaux visant à moderniser la partie IV de la Loi sur les langues officielles – communications et services destinés au public par les institutions fédérales.