Le succès du mot "courriel"

Les journaux n’ont pas manqué de souligner à plusieurs reprises l’acceptation récente du mot « courriel » par la Commission générale de terminologie et de néologie de France comme équivalent du mot anglais e-mail. Ceci à la suite de la recommandation de l’Office québécois de la langue française.C’est donc en grande partie le Québec qui a contribué à l’emploi et à la diffusion de ce néologisme.

Bien des personnes, des auteurs en particulier, ont travaillé fort à la promotion de ce mot.C’est le cas du Multidictionnaire de Marie-Éva de Villers.

De plus, l’ASULF (l’Association pour le soutien et l’usage de la langue française) – un organisme québécois – pourchassait tous les email qui circulaient depuis 1996. Elle a envoyé plus de 500 lettres personnalisées en 1997 et 1998. Elle a invité ses membres à intervenir personnellement. À ce jour, elle a fait plus de 800 interventions personnalisées (lettres, télécopies, courriels),dont plusieurs lui ont valu des félicitations de sociétés françaises et belges.

Le Monde ouvrier, numéro 59, septembre-octobre 2004