TÉMOIGNAGE : Louise Michaud

Louise Michaud Louise Michaud travaille chez Rolls-Royce et siège au comité de francisation depuis maintenant dix ans. Elle représente plus de 1300 travailleurs et travailleuses de la section locale 869 de l’Association internationale des machinistes et des travailleurs et travailleuses de l’aérospatiale (AIMTA). Située à Montréal, l’entreprise offre des services de réparation et de remise à neuf d'une grande variété de moteurs d'avions civils et militaires pour des compagnies aériennes et des entités gouvernementales.

Les comités de francisation : encore utiles?

Je ne crois pas que l’on puisse compter tellement sur les comités parce qu’ils ne possèdent aucun pouvoir décisionnel. Nous ne sommes que des chiens de garde, nous éteignons les feux seulement. Chez Rolls- Royce, des rencontres sont prévues une fois par mois, mais le dossier avance à pas de tortue. Ni le syndicat ni l’employeur n’ont la possibilité de changer quoi que ce soit. La loi elle, n’a pas de dents.

Ici, il ne faut jamais brusquer les choses. Nous devons utiliser des gants blancs pour obtenir ce que nous voulons. Cependant, nous notons des changements perceptibles depuis l’arrivée de nouveaux employés au service des ressources humaines; par exemple, toutes les affiches ont été traduites en français.

À plusieurs reprises, nous avons dû avoir recours aux services de l’Office pour nous aider à appliquer notre programme de francisation. En général, nous sommes à la merci du bon vouloir de l’employeur.