TÉMOIGNAGE - Sandy Dupuis

Je trouve aussi que les jeunes sont plus sensibilisés, ce qui est encourageant pour l’avenir. (Photo: Serge Jongué)

Études secondaires en français, CÉGEP anglophone en sciences et diplôme en montage mécanique de l’École des métiers de l’aérospatiale de Montréal (ÉMAM). Pas surprenant que Sandy Dupuis ait été la plus jeune femme à avoir été embauchée dans son métier il y a trois ans chez EMS technologies. Elle est membre de la section locale 508 du Syndicat des communications, de l’énergie et du papier.

Dans une industrie de pointe comme l’aérospatiale, ce n’est pas facile de travailler exclusivement en français. À l’ÉMAM, nous apprenions les termes français. Au travail, ça demande des efforts parce souvent on a d’abord appris le nom des outils, des machines et des pièces en anglais. Il y a des habitudes dont il est difficile de se débarrasser surtout quand l’environnement est plutôt anglais ou bilingue.

Il y a aussi le fait que les propriétaires sont américains et que plusieurs ingénieurs sont unilingues anglophones. Alors quand ils travaillent sur des projets, c’est forcément en anglais. Mais il y a de plus en plus d’ingénieurs francophones diplômés d’universités québécoises qui sont embauchés. L’employeur fait preuve de bonne volonté. Il fait de gros efforts. Je pense par exemple au bulletin d’information qui est diffusé sur Intranet, en français et en anglais, au personnel de Montréal, Ottawa et Dallas. De grands efforts ont également été faits en santé-sécurité. Tout ce qui touche l’identification des produits, les affichages, est disponible en français. Nous avons un comité de francisation qui est actif et qui travaille actuellement à un projet pilote. L’employeur collabore pleinement.

Il y a un département, l’assemblage électromécanique, où il y a beaucoup d’immigrants, surtout des asiatiques. Elles, ce sont surtout des femmes, se débrouillent assez bien en français. Je trouve aussi que les jeunes sont plus sensibilisés, ce qui est encourageant pour l’avenir.