La FTQ commente le projet de loi C-32 sur la reconnaissance du français comme langue officielle du Québec

Crédit- Éric Demers

Denis Bolduc, secrétaire général Crédit: Éric Demers

« Il était temps ! » – Denis Bolduc, secrétaire général de la FTQ

Montréal, le 15 juin 2021. – La Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ) exprime sa satisfaction face à la volonté d’Ottawa de reconnaitre enfin que le français est la langue officielle du Québec. Malheureusement, il aura fallu 50 ans pour que le fédéral agisse pour reconnaitre un fait connu de tous au pays : le français est la langue des Québécois et Québécoises. Dans le contexte actuel où le projet de loi ne pourra pas être adopté avant l’automne et peut-être jamais si le gouvernement décide de déclencher des élections, la centrale souhaite que celui-ci ne soit pas que des vœux pieux ou un paragraphe d’un programme électoral.

« Mis à part ceux qui rêvent encore d’assimiler la société québécoise, tout le monde sait bien que le Québec est depuis toujours une société francophone et qu’il compte bien le rester. Il faut maintenant espérer que le dépôt de ce projet de loi (C-32), à quelques jours de la fin de la session et alors que les rumeurs d’élections vont bon train, ne soit pas qu’une stratégie électorale visant à attirer les électeurs et électrices », déclare le secrétaire général de la FTQ, Denis Bolduc.

« Ce qu’il faut également souligner dans ce projet de loi c’est que finalement Ottawa veuille imposer aux entreprises de compétence fédérale, comme les banques, les transporteurs aériens et les groupes de télécommunication, l’obligation de permettre à leurs travailleurs et travailleuses d’œuvrer en français. Ici, nous aurions aimé que le fédéral assujettisse ces employeurs à la Charte de la langue française, cela aurait été plus simple, surtout en ce qui a trait à la gestion des plaintes », ajoute le secrétaire général.

« Enfin, il y a un coup de barre à donner en ce qui a trait aux hommes et aux femmes qui font carrière dans la fonction publique fédérale. Comment se fait-il qu’un fonctionnaire au Québec doive être bilingue pour accéder à un poste supérieur alors que cette même règle ne s’applique pas nécessairement pour un fonctionnaire anglophone ? Chez nous, on appelle ça de la discrimination. À la première lecture, on constate qu’il y a beaucoup de vœux pieux dans ce projet de loi. Or, afin de véritablement protéger le français au pays et au Québec, il va falloir que ce projet de loi ait des dents », conclut Denis Bolduc.