QUÉBEC PRIORISE ENFIN LE FRANÇAIS DANS SES COMMUNICATIONS, BRAVO!

Crédit- Éric Demers

Denis Bolduc, secrétaire général Crédit: Éric Demers

Montréal, le 6 mai 2021. – La Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ) se réjouit de la décision de Québec de finalement mettre en œuvre l’article 1 de la Loi modifiant la Charte de la langue française adoptée en 2002 qui stipule que les communications de l’administration gouvernementale se feront exclusivement en français. Cela inclut le gouvernement, ses ministères, les organismes gouvernementaux, municipaux, scolaires ainsi que les établissements de santé et services sociaux.

« Vingt ans plus tard, il était temps qu’un gouvernement mette en application des dispositions d’une loi votée démocratiquement et jamais remise en cause, même s’il est décevant d’attendre encore un an avant que la mesure s’applique. Le ministre responsable de la Langue française, Simon-Jolin Barrette, fait le bon choix. Il est triste cependant de constater que les gouvernements précédents ont carrément manqué de courage à cet effet », déclare le secrétaire général de la FTQ, Denis Bolduc.

« Aujourd’hui, en annonçant l’application, en mai 2022, de l’article 1 de la Loi modifiant la Charte de la langue française, le ministre Simon Jolin-Barrette démontre qu’il est sérieux dans sa volonté de redonner toute sa place à la langue française au Québec. L’État québécois se doit de donner l’exemple concernant l’utilisation de la langue française. Le gouvernement en place semble l’avoir bien compris, il faut l’en féliciter », ajoute le secrétaire général.

« Mais le travail n’est pas terminé. Cette mesure annoncée par le gouvernement doit être le point de départ d’une série d’autres interventions visant à renforcer la place du français au Québec. La FTQ attend avec impatience le dépôt du projet de loi visant à moderniser la Charte de la langue française. On demande entre autres à ce que la Charte s’applique aux entreprises de 25 employés et plus ainsi qu’aux entreprises de compétence fédérale », conclut Denis Bolduc.

La FTQ, la plus grande centrale syndicale au Québec, représente plus de 600 000 travailleurs et travailleuses.